Rassemblement samedi 23 janvier à 15 h 00 devant le Palais de Justice - Place d’Aine (Limoges)

Publié le par SCALP87

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Mail reçu:

Soutien aux révoltés des centres de rétention 25, 26 et 27 janvier 2010 se déroulera le procès à Paris (13 h 30, TGI de Paris, 16e chambre, M° Cité), de dix personnes accusées d’avoir mis le feu en juin 2008 au centre de rétention administratif (CRA) de Vincennes.


Elles ont été incarcérées, pour la plupart pendant près d’un an, en détention préventive, inculpées de dégradation, destruction des bâtiments du CRA de Vincennes, et/ou de violence à agent des forces de police. Pendant les six mois précédant cet incendie, le CRA de Vincennes est le lieu d’incessants mouvements de protestation de la part des sans-papiers enfermés. Grèves de la faim, départs de feu, refus de comptage, altercations avec la police, oppositions individuelles ou collectives, se sont succédés à l’intérieur du centre tout au long de cette période. À l’extérieur, manifestations et actions dénoncent l’existence même de ces centres et soutiennent ces révoltes. Le 21 juin 2008, Salem Souli décède dans sa chambre après avoir réclamé en vain des soins médicaux. Le lendemain, une marche organisée par les retenus en mémoire de cet homme est violemment réprimée. Une révolte collective éclate alors et le CRA part en fumée. Cette révolte qui a conduit à l’incendie de la plus grande prison pour étrangers de France est une réponse concrète et historique à l’existence des CRA (25 établissements dans l’Hexagone) et à l’ensemble de la politique de contrôle des flux migratoires. Notre solidarité doit être à la hauteur de l’enjeu : la relaxe des inculpés, et au-delà la liberté de circulation et d’installation. Un procès pour l’exemple : pour empêcher que ce type de révolte ne se répande, l'État doit frapper fort, il lui faut trouver des responsables. Ces dix personnes ont été arrêtées pour servir d’exemple. Qu’elles soient « coupables » ou « innocentes » cela ne nous importe pas. L’État, en les punissant, souhaite voir disparaître la contestation, l’insoumission, les actes de résistance de ceux qui se trouvent, ou se trouveront un jour, entre les murs de ces centres. Partout où se trouvent des CRA, éclatent des révoltes, ont lieu des départs de feux, des évasions, des grèves de la faim, des mutineries, des destructions. L’incendie du CRA de Vincennes n’est pas seulement symbolique : la disparition des 280 places de ce centre a eu pour conséquence immédiate une importante diminution des rafles et des expulsions, dans la région parisienne, pendant la période qui a suivi. Concrètement plusieurs milliers d’arrestations ont été évitées. Par cet acte, les retenus ont enrayé pour un temps le fonctionnement de la machine à expulser. Des frontières partout : les CRA sont un élément indispensable à l’application d’une politique européenne de contrôle des flux migratoires qui, prétendant abolir les frontières à l’intérieur de l’espace Schengen, les renforce à l’extérieur notamment avec le dispositif Frontex. Ainsi, le contrôle s’externalise aux portes de l’Europe, en accord avec des pays tels que la Libye, la Mauritanie, la Turquie ou l’Ukraine, où sont financés des camps pour enfermer des étrangers décrétés indésirables, avant même qu'ils n'aient réussi à pénétrer en Europe. En même temps à l’intérieur de ce territoire, les frontières se disséminent, deviennent mobiles et par là même, omniprésentes : chaque contrôle d’identité peut conduire à l’expulsion. Car la frontière n’est pas qu’une ligne délimitant le territoire, mais surtout un point de contrôle, de pression et de tri. Ainsi, la rue, les transports, les administrations, les banques, les agences d’intérim, font déjà office de frontières. Les CRA, comme tous les camps pour migrants, sont des bouts des frontières assassines de l’Europe de Schengen. Ce sont des lieux où l’on attend, enfermé, parfois indéfiniment et sans jugement, où l’on meurt faute de soin, où l’on se donne la mort plutôt que être expulsé. Il faut en finir avec les frontières ! Pour toutes ces raisons, et parce qu'il n'y a pas de « bonne » gestion des flux migratoires, parce que chacun doit pouvoir décider où il veut vivre, nous sommes solidaires des inculpés de la révolte et de l’incendie du centre de rétention administratif de Vincennes ! RELAXE DE TOUS LES INCULPÉS ! LIBERTÉ DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION ! FERMETURE DES CENTRES DE RÉTENTION ! DES PAPIERS POUR TOUS ! SEMAINE DE SOLIDARITÉ DU 16 AU 24 JANVIER 2010.





Rassemblement samedi 23 janvier à 15 h 00 devant le Palais de Justice - Place d’Aine (Limoges)
Les hors pistes…

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