Ni identité nationale, ni nationalisme! Résistance sociale et populaire!

Publié le par SCALP87

Le SCALP 87 appelle à un contre-rassemblement face à la réunion honteuse pour un "débat" sur l'identité nationale. A tous-tes ceux et celles qui sont révoltés par un tel débat, qui ne se reconnaissent pas dans une identité "nationale" : rejoignez-nous massivement Jeudi 17 décembre 2009 à 18h devant la préfecture de Limoges. C'est par notre nombre et notre détermination que ce contre-rassemblement sera une réussite.

Ci-dessous le tract du SCALP 87 :

Une « Identité Nationale » qui tombe à pic pour la classe dominante.


Au nom de la « fierté Française », Eric Besson annonçait le 26 octobre dernier le lancement d’un grand débat sur l’identité nationale, censé répondre « aux préoccupations soulevées par la résurgence de certains communautarismes. »
Le SCALP 87 se positionne catégoriquement contre ce débat vide de sens qui sert uniquement les intérêts des riches et des puissants. En effet, ce faux débat structuré en deux parties : « identité nationale » et « apport de l’immigration à l’identité nationale » n’apparait qu’à ce moment opportun où l’on veut trouver des boucs émissaires à leur crise du capitalisme, en relançant la propagande raciste !
Nul n’a jamais rencontré des identités nationales tout simplement parce que la nation n'a pas vocation à être stable vu que c'est un processus historique et que l'histoire ne fait qu'évoluer.
Nous considérons deux vraies seules identités, deux seules réalités dans ce monde : les exploiteurs (la bourgeoisie) et les exploités (le prolétariat) ! « L’identité nationale », notion qui a éclos pendant la guerre de 100 ans (dans les années 1420) pour "bouter les étrangers hors de France" n’est qu’un bon procédé aujourd’hui pour désunir la classe prolétaire, la seule classe révolutionnaire jusqu'au bout ! L 'unique force capable d'arracher le pouvoir des mains de la bourgeoisie.
Les discours identitaires ainsi que la volonté d’encadrer et de contrôler quelque chose qui a toujours été très divers et fluide sont la marque de l’extrême droite et des régimes autoritaires. Néanmoins en vue des prochaines élections, la stigmatisation des étrangers, qui sont un bouc émissaire commode et historique pour tous les démagogues, peut être utile… N’oublions pas que sans le report de l’électorat d’extrême droite, le programme sur lequel a été élu Nicolas Sarkozy aurait obtenu en 2007 non pas 53% des voix mais bien 38%.
Paradoxe pourtant flagrant, les dirigeants veulent mettre en avant cette valeur d’identité nationale alors qu’en parallèle les matières comme l’histoire deviennent des options dans la réforme des lycées, ils dénaturent et détruisent le patrimoine de la classe ouvrière en se réappropriant l’héritage du monde ouvrier (lettre de Guy Moquet), ils laissent place au révisionnisme comme l’édition d’un manuel d’histoire franco-allemand où apparait, à la seconde guerre mondiale, « à ceux qui se sont battus pour l’idéal de leur patrie ». Un nazi et un résistant, un volontaire national-socialiste et un franc tireur partisan sur le même pied d’égalité pour un respect mutuel de valeurs patriotiques?!! A gerber…

Ni identité nationale, ni nationalisme,
Résistance sociale et populaire !

Publié dans Tracts-Zine

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